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Collection Histoire de France



Accueil arrow MUSIQUE DU MONDE arrow WORLD MUSIC arrow SLAVERY IN AMERICA - REDEMPTION SONGS
 
Réf. : FA5467

SLAVERY IN AMERICA - REDEMPTION SONGS

MUSIQUES ISSUES DE L’ESCLAVAGE AUX AMÉRIQUES 1914-1972

Direction artistique : BRUNO BLUM
Nombre de CD : 3

LIVRAISON GRATUITE !!! Expédition par la Poste:

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Prix 29.99 €
 
Chants de travail, musiques rituelles ou festives, les musiques et rythmes issus de l’esclavage ont considérablement marqué les musiques populaires américaines.
Dans un livret/appareil critique de 44 pages, Bruno Blum juxtapose et commente des titres inspirés par cet héritage à des interprétations de morceaux composés à l’époque de l’esclavage.
Il montre leurs influences du Congo aux Caraïbes, du Brésil aux États-Unis. Des chants d’espoir à l’abolition et jusqu’au mouvement des Droits Civiques ou l’éclosion du free jazz, ces musiques intenses expriment tant la résilience humaine que l’espérance.
Elles retracent le parcours de l’un des événements socioculturels majeurs de notre histoire.
Patrick FRÉMEAUX & Claude COLOMBINI

PRÉFACE DE CHRISTIANE TAUBIRA
Pourquoi cet esclavage-là ? Qu’a-t-il d’inépuisable ? Pourquoi se cabre-t-on contre la banalisation qui prétend que «l’esclavage a toujours existé» ?
D’abord parce qu’aucun esclavage n’est banal, aucune servitude ordinaire, aucune oppression indolore. Ni par le passé, ni par nos temps, dans les mines, les usines, les ateliers, les caves, tout près de nous ou toujours près, car rien de la planète ne nous est inconnu.
Aussi parce que l’esclavage perpétré aux Amériques fut long, quatre siècles ; qu’il fut massif, près de quatre-vingt millions de personnes déportées d’Afrique à fond de cale ; qu’il fut précédé du génocide des Amérindiens ; qu’il fut racial et structura le racisme ; qu’il transforma les océans atlantique et indien en immenses cimetières humains ; qu’il est, sans précédent, intrinsèquement lié à la traite ; qu’il fut l’affaire d’États en pleine puissance économique ; qu’il s’adossa à des doctrines philosophiques, religieuses, scientifiques ; qu’il se légitima par le Droit, celui-ci fût-il perverti. Parce qu’il bouleversa le monde par l’intrication des économies, l’émergence d’identités collectives, l’invention de langues, la fécondation syncrétique de religions, une créativité à la fois dense et effervescente.
Tout le temps que s’organisa ce qui fut, non un massacre, malgré les millions de morts ; non une extermination, malgré la dissolution des identités et filiations ; non un assassinat malgré les mutilations et exécutions, mais un crime, un crime contre l’humanité par l’expulsion méthodique et formelle de millions d’enfants, de femmes, d’hommes hors de la famille, de l’espèce, de la condition humaine ; pendant tout ce temps, du voyage dans les boyaux des navires négriers aux enchères sur les marchés de ces terres inconnues, du labeur harassant dans les plantations aux viols et sévices, au ravalement à l’état de «cheptel», au statut de «meubles », les captifs, réduits à l’esclavage, cernés de toutes parts par la collusion des intérêts économiques, politiques, cléricaux, font d’abord l’expérience de l’abandon transcendantal, de l’inanité eschatologique, celle du doute ontologique. Une vacillation qui aurait pu être fatale…
Si n’était tapie, dans cette inexplicable et inextinguible pulsion de vie, l’incommensurable force résiliente de la prière, de la musique, de la poésie, d’une cosmogonie inventée pour échapper à cet univers apocalyptique.
Etayés à leurs corps fourbus, fracassés, disloqués parfois, ceux qui ne rompirent pas par le marronnage ou l’Underground Railroad, celles qui, comme Sethe*, tuèrent leur petite fille par amour, celles dont les larmes s’étaient taries, ceux que l’impuissance à protéger femmes et enfants desséchait, chantèrent. Ils chantèrent pour réconcilier leurs corps exténués et meurtris avec leurs esprits désemparés mais endurants. Ils chantèrent en travaillant, en conspirant, en espérant.
De leurs voix obstinées et d’instruments improbables, ils érigèrent la musique en art total. Inépuisable. Ils firent ainsi l’expérience de l’invincibilité. Ce que nous sommes au monde en témoigne.
Christiane TAUBIRA
Garde des Sceaux et Ministre de la Justice


Work songs, ritual and festive music... the slavery sounds and rhythms have left a considerable mark on American popular music.
In a 44-page critical essay Bruno Blum here details recordings inspired by that legacy, alongside performances of music composed in the days of slavery. He shows their influences from the Congo to the Caribbean and from Brazil to the USA.
The intensity of these magnificient recordings – from songs of hope to the abolition of slavery, up to the Civil Rights movement and the flowering of free jazz – is a testimony of human resiliency. The titles included here recount the course of a major socio cultural event in our history.

Patrick FRÉMEAUX

DIRECTION ARTISTIQUE : BRUNO BLUM
PRÉFACE DE CHRISTIANE TAUBIRA
DROITS : DP / FREMEAUX & ASSOCIES

CD 1 - SLAVERY : AFRICA - KABONDO MUSAMBO WA CHANGACHANGA - LULUA MEN • CHANT D’INVITATION À LA DANSE - MABOUDANA & BADOLO. WELCOME TO AMERICA - BID ‘EM IN - OSCAR BROWN JR. • DRIVA’ MAN - MAX ROACH W/ABBEY LINCOLN • HOW COME ME HERE? - MICHEL LARUE • THE SLAVE - THE MIGHTY SPARROW. FORCED LABOR - BEFORE THE SUN GOES DOWN - MICHEL LARUE • EARLY IN THE MORNIN’ - 22 • SONG OF THE COTTON FIELD - DUKE ELLINGTON • OLD ALABAMA - B.B. • CARRIE BELLE - JOHN DAVIS • WORKING MAN - BO DIDDLEY • M’PAS BWÈ M’PAS MANGÉ - LIBERA BORDEREAU & TI YOGAN • THE BUZZARD LOPE - BESSIE JONES • HARD TIMES IN OL’ VIRGINIA - JOHN DAVIS • SAY BOSS MAN - BO DIDDLEY. SLAVE ENTERTAINMENT - BAGAI SALA QUE POCHERY MOIN - JULES SIMS • DON’T BREAK IT I SAY - KING RADIO, THE TIGER, THE LION • L’ÉTÉ - ENSEMBLE DE QUADRILLE GUADELOUPÉEN • JOHN CANOE MUSIC - JOHN CANOE GROUP • TO-WA-BAC-A-WAY, THE INDIAN RACE - MARDI GRAS INDIANS • BAMBOULA - DANSE DES NÈGRES OP. 2 (L. M. GOTTSCHALK) - EUGENE LIST.

CD 2 - SONGS OF FREEDOM : CANDOMBLÉ, OBEAH, VOODOO, SANTERIA - MACUMBA DE OXÓSSI - ZÉ ESPINGUELA E GRUPO DO RAE ALUFA • LA FAMILLE LI FAIT ÇA - LENA HIBBERT • VOODOO BLUES - RED SAUNDERS • COTÉ YO, COTÉ YO - LIBERA BORDEREAU • TELE MINA FOR CHANGO - MONGO SANTAMARIA • IF DEATH HAS POWER - MARCUS GARVEY • ZOMBIE JAMBOREE - THE TALBOT BROTHERS. NEGRO SPIRITUALS & SLAVE SONGS - THIS LITTLE LIGHT OF MINE - MICHEL LARUE • MOSES - JOHN DAVIS • BETTER DAY A-COMING - MICHEL LARUE • TURKLE DOVE - BESSIE JONES • LIVE HUMBLE - JOHN DAVIS • SUMMERTIME/SOMETIMES I FEEL LIKE A MOTHERLESS CHILD - MAHALIA JACKSON • MASSA’S IN THE COLD COLD GROUND - THE GOLDEN GATE JUBILEE QUARTET • SHADRACK - LOUIS ARMSTRONG • MARCH ON - MICHEL LARUE • SEE AUNT DINAH - BESSIE JONES • LINK O’DAY - MICHEL LARUE • THE UNDERGROUND RAILROAD - ANN GRIMES. CIVIL WAR & ABOLITION - ABOLITIONIST HYMN - HERMES NYE • MARCHING SONG (OF THE FIRST ARKANSAS NEGRO REGIMENT) - TENNESSEE ERNIE FORD • LINCOLN AND LIBERTY - HERMES NYE • BABYLON GONE - WINSTON & ROY W/COUNT OSSIE • FREEDOM - CLANCY ECCLES • FREEDOM DAY - MAX ROACH W/ABBEY LINCOLN • FREE - THE PAUL BLEY QUINTET W/ORNETTE COLEMAN.

CD 3 - RACIAL SEGREGATION & MODERN SLAVERY : JIM CROW - THE GREAT GRANDFATHER - BO DIDDLEY • CHAIN GANG - SAM COOKE • PRETTIEST TRAIN - 22 • WORK SONG - OSCAR BROWN, JR. • JIM CROW - THE UNION BOYS • OL’ MAN RIVER - PAUL ROBESON • MARDI GRAS IN NEW ORLEANS - PROFESSOR LONGHAIR • ANOTHER MAN DONE GONE - VERA HALL • LEVEE CAMP BLUES - ROBERT PETE WILLIAMS • HOW LONG MUST I BE YOUR SLAVE - JOHN LEE HOOKER • DRY BONES IN THE VALLEY - THE REVEREND J.M. GATES • BABYLON DID IT - MARCUS GARVEY. PROMISED LAND - BACK TO AFRICA - SWING LOW SWEET CHARIOT - SISTER OLA MAE TERRELL • GO DOWN MOSES - THE EBONY THREE • TWO WINGS - THE SOUTHERN SONS • WE BELIEVE IN THE GOD OF ETHIOPIA - MARCUS GARVEY • GOING HOME TO ZION LAND - COUNT OSSIE W/WAREIKA • DON’T ROCK THE BOAT - THE CHARIOTEERS • MARCHING UP TO ZION - THE BLIND BOYS OF ALABAMA • I’M GOING BACK TO AFRICA - LORD INVADER • LIBERIA - JOHN COLTRANE • WE’LL ANCHOR BYE AND BYE - THE SOUTHERN SONS • YOU GOT TO MOVE - THE BLIND BOYS OF ALABAMA • DON’T TURN ME FROM YOUR DOOR (I’M A PILGRIM) - JOHN LEE HOOKER.